<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Dernières Chroniques des Sentiers de l'Imaginaire</title><link>http://chrysopee.net</link><description>A la une des SdI</description><copyright>© SdI 2006</copyright><language>fr</language><webmaster>chrysopee@free.fr</webmaster><image>	<title>SdI</title>	<url>http://chrysopee.net/PAO/tiny_Banniere.jpg</url>	<link>http://chrysopee.net</link></image><pubdate>Wed, 08 Feb 2012 11:35:30 +0100</pubdate><item><title>Les Chroniques du règne de Nicolas 1er [En rire pour ne pas (trop) en pleurer...].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2513</link><description><![CDATA[<A HREF='http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2513'><img src='http://chrysopee.net/Images/tiny_Fiches/120207065054.jpg' border=0></A>]]>Adaptation du pamphlet éponyme de Patrick Rambaud Chronique du règne de Nicolas Ier se propose de revisiter les cinq années du règne de notre encore actuel président, que Laurent Joffrin comparait à un monarque républicain.L'écrivain, Lauréat puis membre membre de l'Académie Goncourt, est, on le sait, passé maître dans l'art du pastiche et il a écrit plusieurs romans racontant l'épopée napoléonienne sous un angle original lui permettant de présenter l'empereur et ses proches.
Autant dire que sa plume acérée était la mieux à même de croquer cet étrange quinquennat... A ses dires, c'est pour échapper à la déprime qui le guettait suite à l'annonce des résultats de la présidentielles au soir du 6 mai 2007 que  Patrick Rambaud s'est lancé dans l'écriture de ces chroniques au scalpel du règne de Nicolas Ier...

Le quatrième de couverture est un petit bijou de finesse. Il faut dire que la plume n'est pas des moindres, de même que la verve de son auteur... Et son utilisation s'avère particulièrement judicieuse, renforçant le propos des auteurs par un habile parallèle.
Le portrait du président brossé par Rambaud, adapté et mis en image par Olivier Grojnowski,est particulièrement caustique... Mais « Son efficace Majesté » n'est pas le seul à en prendre pour son grade et les courtisans qui gravitent dans la galaxie sarkozy ne sont pas en reste. Mais pour les auteurs, il semble avéré qu'un souverain a les courtisans qu'il mérite! Et « Notre bouillant leader » semble être très méritant!
On retrouve le style délicieusement caustique de Rambaud et le dessin de Grojnowski met judicieusement en image les événements qui ont fait les beaux jours de la presse et des médias, du « casse toi pauvre con » en passant par les escapades amoureuses disneyenne, à la libération des infirmières bulgares, la visite au Vatican (et le fameux discours de Latran de triste mémoire) et les blagues auvergnates de M. Hortefeux, sans oublier l'affaire  Woerth Bettencourt qui rebondit joyeusement dans les médias...Bref les « grandes heures » de notre république.

Le portrait au vitriol du mandat de l'empereur est particulièrement incisif et le regard aiguisé des auteur est sans concessions aucune.. L'ouvrage prête à rire, dénonçant de façon efficace le ridicule des frasques hallucinantes qui ont émaillé ce quinquennat... En fait, il n'y a guère que son aspect véridique qui atténue la drôlerie du propos et de son traitement... A lire, pour en rire pour ne pas (trop) en pleurer!</description></item><item><title>Kingdom Builder [mon royaume pour un cheval].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2512</link><description><![CDATA[<A HREF='http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2512'><img src='http://chrysopee.net/Images/tiny_Fiches/120203090433.jpg' border=0></A>]]>Kingdom Builder est un excellent jeu de placement qui pourrait bien être un jeu d'initiation idéal pour faire découvrir le jeu de société « modernes ». Simples dans son principe, les règles du jeu sont rapidement expliquées et le matériel est assez élégant. L'aspect calculatoire du décompte final pourrait en rebuter certains mais l'ensemble est simple et cohérent.

Le choix d'action limité des joueurs rend les parties rapides et fluides. L'idée de proposer à chaque parties trois cartes personnages (parmi les dix disponibles) définissant trois façon supplémentaires de scorer, quatre options spéciales (parmi huit) et le plateau modulable (mais étrangement non réversible) assure des parties variées et une durée de vie assez longue.

Mais simplicité ne rime pas forcément avec pauvreté stratégique. Car si on ne peut construire que sur le type de terrain indiqué par la carte pioché, les tuiles ramassées sur le plateau permettent d'effectuer à chaque tour des actions spéciales... Bien utilisées, elles permettent des combos savoureux permettant de remplir au mieux les objectifs de la partie... Simplicité donc, mais richesse stratégique indéniable.

Au chapitre des reproches, on notera une traduction déplorable (c'est peu dire) du texte des cartes... A se demander si l'éditeur n'a pas tout simplement utilisé la version béta de [I]google translate[/I] sur la règle serbo-croate (mal traduite du javanais)…  Résultat : des tournures de phrases alambiquées et équivoques, un vocabulaire absurde (mais novateur;-) donnant un texte au final totalement incompréhensible. Pour aller plus loin, le nom de certaines cartes diffère même entre la règle et la carte... un manque de relecture des règles francisées dommageable et rencontré trop fréquemment chez Queen Games...

Kindom Builder est un jeu abstrait assez bien habillé qui cache sous une simplicité apparente une richesse ludique indéniable...

[+]
[Puce]La simplicité des règles
[Puce]La richesse du matériel
[Puce]Les parties renouvelées
[Puce]La durée de vie
[Puce]Son aspect initiatique
[-]
[Puce]La traduction lamentable</description></item><item><title>Craignez la colère des bêtes ! [un script sous amphéts].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2511</link><description><![CDATA[<A HREF='http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2511'><img src='http://chrysopee.net/Images/tiny_Fiches/120201065020.jpg' border=0></A>]]>Ce second opus de Pandamonia poursuit cette sage érotico-religieuse dont l'atmosphère évoque celle du superbe [I]Sky Doll[/I] de Canepa et Barbucci. D'un point de vue graphique, le premier tome fut une réussite incontestable. 
Niveau scénario, une fausse impression de confusion planait sur l'album, pas tant à cause d'un scénario dynamique plein de rebondissements mais bien à cause de la structure même du récit. Ce n'était qu'à la moitié de l'album qu'on apprenait que l'aspect anthropomorphique des personnages n'était pas un artifice narratif comme cela peut l'être pour Blacksad, mais bel et bien le cœur de l'intrigue. Cette explication trop tardive parasitait la lecture et empêchait le lecteur d'entrer pleinement dans l'histoire.

C'est néanmoins avec plaisir que nous retrouvons notre délicieuse Vanessa, la femme-panda, plus que jamais au cœur d'une lutte de pouvoir. Tant bien que mal, elle tente de remonter dans la ville qui l'a vu naître, espérant comprendre ce qui lui arrive. Sa Sainteté et le sinistre patron d'Erosgen font une alliance éphémère pour mettre la main sur Vanessa et son précieux ADN. Se rajoute à cela une société dissidente qui semble un temps décidée à aider notre jeune héroïne pourrait bien elle aussi chercher à l'utiliser... 
Une fois encore, l'histoire se déroule sans heurt, à force de scènes d'actions et de rebondissements incessants. Le lecteur est littéralement happé par cette profusion d'effets pyrotechniques qui aspire le lecteur et ce d'autant plus que le style de Vincenzo Cucca s'avère des plus percutant. Son sens du mouvement est toujours aussi affûté et son trait, sorte d'hybride entre le manga, le comics, la bd franco-belge et les studios Disney est toujours aussi dynamique.

Cependant, une fois l'album achevé, le lecteur peut légitimement s'interroger sur le rythme échevelé de l'album. L'impression dérangeante que les scénaristes croulaient sous les idées et n'ont pu se résoudre à faire le tri et à les hiérarchiser se fait sentir, décidant au final de tout fourrer dans l'histoire, quitte à s'y sentir un peu à l'étroit... L'action est omniprésente, à se demander si les différents protagonistes ne carburent pas aux amphéts... C'est d'autant plus dommage que le pitch et les dessins pour le moins excellents laissaient augurer une excellente BD... Pour l'heure, Pandamonia n'est qu'une BD popcorn. Distrayante et dynamique, certes... mais pas plus... N'aurait-il pas été préférable de ralentir un peu l'intrigue pour s'attacher à mieux définir les personnages, à creuser un peu plus leur personnalité et les relations qui les lient, de prendre le temps de peaufiner l'univers dont on ne perçoit que l'écume, et, surtout, de mieux travailler la structure du récit pour agir sur le rythme... L'idée de base semble noyée dans un déluge d'effets pyrotechnique impressionnants mais qui finissent peut-être par sonner creux...

[I]Craignez la colère des bêtes ![/I] est donc une demi-déception. Album sympathique graphiquement impressionnant mais structurellement décevant... Pourtant, on a une furieuse envie de laisser sa chance à cette série pour l'heure en demi-teinte. Gageons que les scénaristes parviendront à mettre en valeur les nombreux atouts de cet univers pour concocter une suite à la hauteur du talent de Vincenzo Cucca... wait and see donc... Mais on a envie d'y croire...</description></item><item><title>Wazabi [manque de piment].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2510</link><description><![CDATA[<A HREF='http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2510'><img src='http://chrysopee.net/Images/tiny_Fiches/120201045240.jpg' border=0></A>]]>Wazabi est un petit jeu de dé sympa et sans prétentions qui, s'il ne révolutionnera pas le genre, fera passer un agréable moment à toute la famille, mais surtout aux plus jeunes... A condition de ne pas en abuser!

Au début de la partie, chaque joueur possède 4 dés (dont il souhaite se débarrasser) et une main de 3 cartes actions. Les dés ont trois face différentes : la première permet de donner un dé à un adversaire, la seconde de piocher des cartes, et la troisième est une énergie wazabique qui permet d'activer des cartes (pour un coût dépendant de la puissance de la carte, allant de 0 à 3).

A son tour, on lance ses dés, on applique leur résultat et vogue la galère! Expliquée en une poignée de minutes, on entre rapidement dans le vif du sujet pour des parties rapides, équilibrées... C'est d'ailleurs paradoxalement là que le bas blesse... Le jeu est extrêmement équilibré, trop sans doute... Le joueur de tête se ramassant bien évidemment les dés et les cartes néfastes des adversaires, le nombre de dé de chacun est peu ou prou le même, à un dé près... Dès lors les fins de parties peuvent paraître longue car par trop tributaires du seul hasard... Un soupçon de prise de risque aurait peut-être suffit à pimenter le jeu... Il lui manque un je-ne-sais-quoi pour être vraiment convainquant...

L'ensemble se tient malgré tout et rempli parfaitement son office de jeu apéro... Après, on lui préférera sans doute d'autres jeux de dés plus savoureux (Exxtra, Sushi Bar, Can't Stop...). A noter qu'on peut le tester en ligne sur le site de l'éditeur!</description></item><item><title>La course du Léviathan [Le mystère s'épaissit].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2509</link><description><![CDATA[<A HREF='http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=2509'><img src='http://chrysopee.net/Images/tiny_Fiches/120201040246.jpg' border=0></A>]]>Quel délice de se replonger dans ce cold case historique nous entraînant au XIXième siècle, à l'époque des balbutiements de la police scientifique. Nous sommes donc en 1889. LeGreat Eastern, véritable léviathan des mers lancé en 1858 vit ses dernières heures. Déjà, les hommes éventrent sa carcasse pour procéder à son démantèlement. Mais dans les viscères d'acier de la bête (qui resta le plus gros navire construit jusqu'en 1901), les ouvriers du chantiers trouvèrent un cadavre, et dans le cadavre, une balle. Quels tragiques événements se sont déroulés à bord du navire il y a près de vingt ans? Quel lien existe-il entre ce meurtre et ces ouvriers du chantier qui trouvent la mort après avoir fait fuir un rôdeur nocturne? Et pourquoi la victime portait-elle sur elle la photo d'un homme devenu depuis un haut gradé de la Navy? 
Dès lors, il n'y a guère que la Special Branch pour mener cette enquête...Par une investigations minutieuse, l'utilisation de techniques scientifiques avant-gardiste et une enquête de terrain, nos deux enquêteurs vont peut à peu dérouler le fil de l'écheveau et tenter de reconstituer les événements,  rencontrant d'anciens passagers, dont l'éminent Jules Verne qui était à son bord lors de la traversée d'avril 1867, voyage maritime qui lui inspira [I]Une ville flottante[/I] (publié dans le Journal des Débats du 9 août au 6 septembre 1870).

Une fois encore, Roger Seiter fait montre de son talent de scénariste de polars historiques. L'auteur, révélé par la série Fog (mise en image par Cyril Bonin) a concocté une enquête intrigante, ancrée dans le passé mais dont les ramifications s'étendent dans le présent. Cette enquête à rebours est l'occasion de survoler les prémices de la polices d'investigation qui révolutionna le métier d'enquêteur, le faisant basculer d'une logique de l'aveu vers celle de la preuve. 
La couverture de l'album, construite comme celle du précédent, présente une héroïne à la mine plus grave mais l'épave échouée du léviathan qui ornait le premier opus est remplacée par un navire fringant voguant toutes voile dehors vers New-York. Cette composition et le titre de l'album était l'annonciateur de flash back permettant aux enquêteurs (et aux lecteurs!) de reconstituer par birbes la traversée au cours duquel fut tué l'homme retrouvé dans la double coque du navire. Et si de nombreux éléments distillés au fil des pages font incontestablement progresser l'enquête, il va de soit que l'on devra attendre le troisième et dernier volume pour en découvrir la clef. La fin en cliffhanger de ce second tome faisant entrer dans la danse un personnage impromptue laissant augurer d'une suite des plus intéressantes.

La narration parallèle usité par Roger Seiter nous permet de suivre de nombreuses pistes, mais aussi de connaître les agissements de ceux qui ont le plus à perdre avec la réapparition importune de ce cadavre bien encombrant... En s'appuyant sur des personnages ayant existé et des événements avérés, ou tout au moins relatés, l'auteur a su créer une intrigue policière captivante, au suspens brillamment dosé, le tout se déroulant dans un cadre historique précis.

Le trait semi réaliste de Hamo et sa mise en couleur soignée servent admirablement bien ce polar historique de haute tenue...

[I]La course du Léviathan[/I] rempli toutes les promesses esquissées par le premier tome et, comme toujours, le lecteur est pris d'une délicieuse frustration de devoir attendre le prochain tome pour connaître les tenants et les aboutissants de cette intrigue fort bien construite et mise en scène.</description></item></channel></rss>
